Bordeaux 2018 : a « BIMBO* » vintage – millésime

  • : Bimbo est un terme argotique emprunté à l’anglais et utilisé pour qualifier une femme qui met ses atouts en avant, qui joue de son physique sur le côté sexy, qui n’a pas peur d’attirer le regard ©Wikipedia
  • Of course, all serious critics who will come next month on the right and left banks will never use such a word for a fair qualification of the 2018 vintage in Bordeaux ! Allow me to continue in french, my native language. Nobody is perfect 😦

Alors même que toutes les représentations de Bacchus, statues ou tableaux, sont souriantes, alors même que chacun sait que le vin est avant tout – grâce à l’alcool, ne nous cachons point – un élément devant générer du plaisir, même de l’émotion et toujours consommé en termes raisonnables, Bordeaux a plus souvent qu’ailleurs eu une image de sérieux, d’élitiste, parfois teinté d’arrogance, en oubliant sa mission de base : créer une belle convivialité entre hommes et femmes.

Un des chefs d’oeuvre du Caravage

Et bien, pour le millésime 2018, et suite à plusieurs discussions avec des propriétaires en rive droite et en rive gauche, on entend comme mots majeurs : plaisir, généreux, facile, complet, luxuriant, équilibre total et autres qualificatifs qu’une certaine morale m’empêche de citer ici 🙂

Certes : il y aura toujours quelques crus tendance swingliste de droite mais même chez les plus grands, ces classés tant redoutés pour leurs prix eux aussi en superlatif, les dégustateurs des primeurs pourront toujours, par rapport à un 2013 ou même à un 2017, écrire à quel point ce miracle de 2018 étonne tout le monde.

Le vin est là : il faudrait sacrément le triturer en cave pour cacher cette notion de plaisir pour lui donner bêtement un sérieux qui est quand même, depuis des décennies, la caractéristique permanente qu’on donne à Bordeaux. Chiche que Michel Rolland, épicurien master ***, saura dire aux journalistes sa grande satisfaction pour des réussites exceptionnelles qu’il saura décrire en gourmandise. Il aura des mots justes : si, si !

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni

Cerise sur le gâteau : les plus beaux vins sauront donner en permanence cette satisfaction supérieure dans le temps, marque majeure des grands bordeaux.

Oublions les pisse-froid qui feront la fine bouche : il y en aura, pas de doute ! Mais voilà venir sur le marché un millésime qui va certainement améliorer l’image trop vieillotte et classique de bordeaux = sérieux !

Vous verrez certainement dans le classement par catégorie que fait chaque fois Jacques Perrin que la rubrique « vins-plaisir » sera étoffée comme jamais.

Vous allez me dire qu’une telle opinion va être un frein à une baisse des prix : c’est hélas une évidence ! Mais comme le marché actuel doit aller vers le « raisonnable », gageons que les amateurs pourront encaver de belles choses à prix acceptable. Là encore, on suivra de près les crus conseillés par Stéphane Derenoncourt et autres producteurs n’ayant aucune crainte à mettre ce facteur PLAISIR en avant !

Oui, vous avez parfaitement le droit de me dire que j’exagère ! Mais pour une fois, depuis tant d’années, ne faisons pas la fine bouche !

Une BIMBO de référence pour ceux qui ne sont pas coutumiers avec cette notion.

16 commentaires sur “Bordeaux 2018 : a « BIMBO* » vintage – millésime

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  1. J’ai décidé, pour la veille de mes 73 balais, de devenir sérieux et de dire les choses comme je les pense ! Et du coup, affranchissement total de censures préliminaires ! Si, si !

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  2. Tu ne peux pas savoir à quel point, avec l’âge et divers sentiments point ressentis auparavant, on acquiert un sens aigu de la liberté. Personne n’est obligé de lire mes élucubrations, même si Berthomeau s’inflige cette punition, mais en sus quand on voit les conneries que tant d’anonymes mettent sur ces fameux « réseaux sociaux », ce que j’écrisest quasi parole biblique !

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  3. Mais j’te crois, tu me l’a déjà dit la dernière fois. T’as ton anni quasi en même temps que Jacques, mais je pense que ça fait qqes années que tu le sais… have fun et baci a tutti !

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  4. Merci Frérot et je reçois à l’instant un mail me confirmant une invitation les 26 et 27 juillet pour la maousse réunion en Valais !! On va se voir , gamin !

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  5. Bien d’accord avec toi. S’il y a de très jolies choses, trop souvent, on est loin des dithyrambes annoncés. Et quand c’est tout grand, style VCC, Figeac, Ausone, CB, Pichon Comtesse, Haut-Carles, Jean Faure, Chapelle d’Ausone, La Gaffelière, Haut-Brion (plus que Mission) et Pape-Clément et Domaine de Chevalier, on reste sur sa faim sur pas mal de choses. Grosso modo mieux en rive droite qu’en gauche : ça devient une habitude. Effet merlot sans doute.
    Bpn : Thomas a goûté bien plus que moi qui suis à la retraite et je dois dire qu’il a pu déguster dans des conditions exceptionnelle chez Joanne où Monsieur Castéjà organise la chose des primeurs à un niveau unique car, enfin, on déguste tout un après midi aux mêmes températures (dans les verres de Laurent) et le service est hyper-pro. D’ailleurs mon pote Galloni était là, et j’attends de voir ses notes.

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  6. A propos de Joanne : c’est mot pour mot ce que j’ai posté hier soir sur Facebook, Thomas pourra te le confirmer. J’étais là-bas hier un bon bout de la journée. Conditions de dégustation de rêve. J’y ai croisé Stéphane (Derenoncourt). Et à côté de moi il y avait Thierry (avec sa grosse voix) et Michel (très discret pour une fois 😉 accompagnés de dégustatrices à l’enthousiasme pour le moins sonore. Galloni est aussi passé, oui. Et bien d’autres… Chez Dourthe CVBG c’était top également. Sans mettre les pieds dans le plat mais si un peu quand même, d’aucuns devraient s’inspirer de ces gens-là : supers pros s’il en est !

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  7. À propos du millésime et des vins qui en découlent, je ne peux asséner qu’une seule vérité : ce n’est pas le règne de l’homogénéité ni des conclusions faciles ! J’ai aimé particulièrement deux appellations, qui me paraissent sortir du lot en terme de qualité « globale » : St-Emilion et St-Julien. Mais on est dans une subjectivité totale. Je ne pense pas que ce soit l’année de Pomerol, contrairement à l’an dernier et même s’il y a aussi des grands vins ici ; et c’est toute la singularité de 2018. Ma plus grosse note de mes 4 jours : Figeac. Mais je n’ai fait aucun autres Premier ou assimilé, rive droite comme gauche… Un dernier mot : je ne me rappelle pas d’un millésime où les échantillons m’ont paru aussi fragiles et instables. Parfois j’ai dû goûter 3 ou 4 bouteilles différentes du même vin avant d’en croiser une bonne et surtout nette : cela veut sans doute dire quelque chose sur la nature propre de l’année…

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  8. Les commentateurs sans langue de bois, comme toi, auront très probablement le même type de remarques. Bien content que Figeac – immense finesse – soit sur le podium ! Et comme l’exprime si bien un propriétaire reconnu : quand tu goûtes le lundi, reviens le samedi pour comprendre à quel point, lors des primeurs, les vins peuvent évoluer !
    Poutou

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  9. Du beau monde !!! Maintenant, va falloir comparer un peu ce qu’ils vont écrire car déguster dans un tel contexte si pro, permet de comparer leurs vues à tes vues propres puisqu’on ne peut pas invoquer des conditions énormes de différence du contexte.

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  10. On se rejoint grandement sur les grands traits Nicolas! Comme toi, je pense que Saint-Emilion et Saint-Julien présente un niveau moyen très élevé! Sans doute les plus homogènes. Pomerol fait le yoyo niveau qualité, de même que Margaux et Pessac, je trouve. On parle des rouges, car pour les blancs, c’est vraiment un millésime compliqué, médiocre même je dirai, ce qui n’exclut pas de belles surprises à droite à gauche. Le Vieux Château Certan 2018 restera un de mes monuments en primeurs, avec Lafleur 2016. Un vin de rêve.

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  11. Ça y est ! Les jeunots prennent les choses en mains. Avec cet enthousiasme rendant quelques règles grammaticales aléatoires : rien de méchant ! Même Blanquer, notre si bon Ministre, serait bon prince de correction.
    Un conseil : gardez bien ces notes et commentaires (Thomas sera publié plus tard sur un nouveau billet) tant il est vrai que ce serait sacrément intéressant de relire maintenant ce qui a été écrit sur certains vins des années 80, 90 et au-dessus !

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  12. Médiocre je ne sais pas, mais il devait sans doute être difficile de couper les Pessac blancs mûrs mais frais. Finalement, les meilleurs blancs secs que j’ai goûtés étaient peut-être issus de rares cuvées… de la rive droite ! Sur calcaire. Et dans l’absolu, vu les conditions du millésimes, ça me parait assez logique, en tout cas pas déconnant. À Sauternes/Barsac, pas facile non plus. Lafaurie a fait un très joli truc, mais au prix d’une sélection très sévère…

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