Il faut sauver le sauternes !

Un article publié ce jour dans le quotidien Sud Ouest (copie ci-dessus en © Sud-Ouest) nous narre une situation qui n’est sans doute pas unique dans cette appellation dont on connaît les difficultés. Le rédacteur de ce texte, Dominique Richard, écrit cette histoire avec beaucoup d’humanité et de compréhension. Et accessoirement cela montre que les contrôles officiels sont réels dans les vignobles français. Voici cet article :

© Sud-Ouest

Il est vrai qu’à l’origine de cette appellation si particulière, alors même que les vins liquoreux étaient pratiqués, achetés, consommés, les locaux n’ont point demandé l’autorisation de faire aussi des vins rouges. Un handicap certain qui pourrait être levé ?

Disons immédiatement que certains grands noms du vin, non seulement continuent à croire plus que jamais dans le potentiel de cette appellation, (comme Messieurs Silvio Denz, Bernard Magrez, Xavier Planty, Olivier Bernard, Madame Bérénice Lurton), mais s’engagent dans des investissements majeurs pour sortir de l’ornière cette région bordelaise qui souffre comme nulle autre.

En tête, il y a l’icône incontournable de Yquem qui reste un des fleurons incontestables des meilleurs vins liquoreux au monde. Certes, le prix est inabordable pour la majorité des amateurs, mais à tout le moins, son rôle de référence est le moteur essentiel à la promotion de l’appellation.

Cela ne peut cacher des situations comme celle décrite dans cet article et il est évident que bien des propriétés, respectant les règles de l’appellation, sont à la limite d’une gestion positive d’autant plus que les aléas météorologiques sont hélas très courants !

On trouve d’excellents sauternes à prix plus que corrects; les activités d’oenotourisme se développent à l’exemple des développements que font Silvio Denz ou Bernard Magrez ou Xavier Planty. On constate comme Y à Yquem ou le G de Guiraud que ces producteurs mettent aussi sur le marché des vins non liquoreux qui sont de purs joyaux. Bref : les choses bougent.

Alors : où est le problème ? La promotion insuffisante ? L’absence de chefs préparant des mets se mariant plus que bien avec le sauternes ? Ou simplement cette peur insensée du sucre alors même qu’une consommation raisonnable est à mettre en balance avec les tonnes de sucre qu’on prend dans ces boissons remplissant les linéaires des grandes surfaces ?

Le seuil de rentabilité de cette appellation est connu : si les ventes, locales et à l’internationale pouvaient augmenter d’un million de cols – ce qui est peu – cette région pourrait retrouver une saine gestion positive. On sait que bien des amateurs ont en cave quelques bouteilles ou caisses, mais ne trouvent pas souvent l’occasion de les sortir pour de beaux moments de convivialité d’apéritif ou de dîners. A nous de faire cet effort pour ne plus lire de tels articles et espérer que ce monde des « petits » viticulteurs arrivera à vivre correctement de cette appellation, unique au monde.

On sait que c’est un peu le même problème en Tokaj où là encore, des investisseurs français ont crânement relevé le défi d’y investir des sommes conséquentes !

Bref : à nous les amateurs de remettre au goût du jour ces vins qui sont la pure expression du soleil en bouteilles !

Tout est dit…

2 commentaires sur “Il faut sauver le sauternes !

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  1. HORS SUJET

    Quand je suis OK avec Bernard Tapie :
    Interrogé lundi soir sur LCI, je retiens 4 points :

    a : comme bibi, il est certain que la solution aux problèmes actuels serait une démission de Macron qui se représente avec un programme particulièrement précis sur les dépenses étatiques à réduire, particulièrement ces strates administratives totalement inutiles. Sûr qu’il repasse sans problème eu égard à la médiocrité des possibles opposants.
    b : rappeler que seule la France applique à tous les patients soignés d’un cancer l’immunothérapie via une piqûre hebdomadaire coûtant 12.000 euros et autres redistributions qui devront exiger une meilleure rentabilité.
    c : qu’enfin, en donnant 90 % de leurs news aux voies de fait d’un boxeur et d’un gendarme, c’est d’une lâcheté sans limite alors même qu’il devrait y avoir une hiérarchie des nouvelles correspondant nettement mieux aux réalités du moment.
    d : évitons le système des référendums : c’est la porte ouverte aux pires démagogies tant il est vrai que poser, par exemple, une question telle que : « oui ou non, abolir la vitesse à 80 KM/H, et revenir au 90KM/H », c’est s’assurer un oui facile !
    Bref : bien triste de constater à quel point les journalistes de BFM ou même LCI sont des démagogues notoires !

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