Manifesto

Avec le TEMPS, et dans ce monde de la communication tout azimuth où le faux côtoie régulièrement, et à haute dose, le vrai, l’outil « BLOG » selon même sa nature et son contenu, a profondément changé.

Soyons lucide : sur ce blog, alors qu’il fut une époque où les « visiteurs » dépassaient allègrement les 300 journaliers et où les billets se succédaient à un rythme conséquent avec des commentaires nombreux, il nous reste une poignée de fidèles qu’on se doit de remercier chaleureusement. Les statistiques WordPress sont redoutables :

Stats blog 17.38.02.pngStatistiques à ce jour

Il est évident que depuis notre premier blog sur « mabulle« , un hébergeur qui a cessé de nous loger – encore merci à Jacques Perrin qui nous avait introduit – cela fait dix ans qu’on baragouine sur le monde du vin. Voilà une période de vie, comme celle du GJE qui a duré 20 ans, qui laissera de bons souvenirs. Depuis les batailles épiques avec certains zeus dont le langage frisait la correctionnelle jusqu’aux soutiens de quelques grands noms discrets, on a vécu des échanges passionnants.

En fait, les lecteurs sont de justes juges de la chose : les novices en vin se contentent de blogs au ton espiègle avec des écritures actuelles; les plus passionnés sont particulièrement satisfaits de LPV qui reste incontestablement le forum majeur en France; et une bonne portion des premiers lecteurs, en 2008, 2009 ne ressent plus l’ardente nécessité de passer du temps à lire une prose aléatoire, trop souvent clivante, je le reconnais.

Même d’autres blogs comme celui de Bizeul ou celui de Nicolas de Rouyn connaissent la dure loi de gauss. Aux USA, c’est celui de Parker qui a connu une chute impressionnante ! Si on sautait un jour, du temps des grandes heures, on avait plusieurs pages de nouvelles interventions à lire alors que maintenant, même après un mois, on retrouve le fil de pauvres discussions sans grand intérêt.

Loin de nous de déverser de quelconques acrimonies ! Ce phénomène est totalement accepté et le premier coupable reste ma pomme qui n’a pas su, qui n’a pas voulu se mettre au diapason des attentes actuelles. À 72 balais, on ne se refait point !

A cela s’ajoute le fait qu’on commence à avoir pas mal de redondances ! Nos lecteurs habituels ont compris depuis des lustres que notre passion actuelle va vers les vins bourguignons, allemands, autrichiens, suisses où le fruit est net et jouissif. Ils ont aussi compris que s’il fut un temps où je donnais une certaine importance à l’étiquette, j’ai autant de plaisir à parler d’un Marionnet que d’un Belle-Vue médocain ou d’un Haut-Carles dont les derniers millésimes dégustés sont enthousiasmants.

Bref : comme j’aime écrire – un redoutable virus – et n’ayant surtout pas comme but premier de générer des paquets de lecteurs, je continuerai à écrire mais avec un changement sensible, à savoir toucher d’autres sujets que le vin, comme la lecture, la musique et la politique tant il est vrai que dans ces domaines, il y a pas mal de choses à dire.

Soyons précis : quand j’évoquerai des sujets « VIN », ce mot sera systématiquement mis dans le titre du billet, ce qui évitera des visites inutiles pour l’amateur pur et dur.

Le VILLA D’ESTE WINE SYMPOSIUM (VDEWS : http://www.vdews.com/)jpg du titre de ce billet – qui fête cette année son dixième anniversaire affiche complet et son articulation entre séminaires d’actualité et ses dégustations uniques de verticales basées sur des vins en provenance directe des propriétés, comme ces 9 et 10 novembre avec Dom Pérignon (Richard Geoffroy au pupitre) et une comparative Romanée-St-Vivant et Romanée-Conti (Aubert de Villaine au pupitre) font venir sur le Lac de Côme des amateurs de plus de 25 pays dont plus de 70 % sont déjà venus à l’occasion d’éditions antérieures.

C’est une activité qui m’occupe avec passion tant je souhaite dire à quel point le vin européen a deux dimensions uniques : la culture et l’histoire. C’est particulièrement incorrect d’asséner une telle vérité mais le vin européen a été et doit rester une des pierres de notre civilisation passablement chahutée en ce moment.

Et qui sait ? Un jour, dans deux ou trois générations, un étudiant en fin d’acné juvénile trouvera dans ce blog la matière à une analyse lucide sur les vanités humaines. Rien que pour lui donner matière à chapitres, nous allons donc continuer à écrire.

Une telle combinaison d’orgueil et de vanité, finalement, c’est assez rare, n’est-il pas ?

LECTURE DU JOUR

Platon.jpeg

Ne pas hésiter à se procurer ce petit livre qui est une somme d’humour expliquant toutes les philosophies paradoxales tournant autour de la seule question qui n’aura jamais de réponse : Dieu existe t’il ou non ?

Bonne lecture ! Et écoutez en même temps la version Ponnelle du Mariage de Figaro (Mozart) un DVD qui est la preuve évidente qu’en costumes d’époque, l’opéra, c’est mieux !

UN PETIT DERNIER POUR LA ROUTE

Calvin 3 - copie.jpg

Un pur génie, ce Monsieur Charles Monroe Schulz

7 commentaires

  1. Cher François,

    Point d’amertume ni de lassitude. Quand j’ai découvert votre blog, je ne vous connaissais pas. Et c’est après la lecture de vos posts et de leurs commentaires que j’ai eu envie de vous contacter.

    Effectivement chacun trouve un peu de partout ce qu’il a juste envie envie de lire et apprendre. Clairement, LPV, ce n’est pas pour moi. Je n’ai pas besoin de lire des kilomètres de commentaires, notes, analyses (plus ou moins fumeuses) d’avatars déshumanisés.

    Personnellement je recherche des histoires, des anecdotes, de l’expérience, de la culture. Et si après une lecture, l’envie me prend d’aller plus loin sur un sujet, je me prends par la main et je sors de chez moi pour vivre mon expérience, à ma façon. Et ça, vous le faites très bien.

    Voilà, une petite déclaration pour vous dire que vous m’avez donné envie d’aller plus loin, de m’intéresser à plus de choses et qu’un blog c’est aussi le reflet de l’âme de son administrateur mais aussi de ces contributeurs.

    Et comme l’amitié et le vin, on est encore dans le partage, humain.

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  2. Merci Frédéric pour ce commentaire. J’avoue que cela correspond totalement aux buts recherchés depuis le début de mes billets : créer des envies, des rencontres, des échanges. Nos soirées au Park Hyatt et avant au Bristol ont toujours été et seront toujours des moments de rencontres, avec cette table de jeunes à laquelle je tiens comme la prunelle de mes yeux. Le vin doit rester une passion et si nos lecteurs comprennent l’importance vitale d’aller rencontrer des Marionnet, des Guillon, des Borgeot, des Belluard, des Burgaud, des Derenoncourt, des Duboscq, des Trimbach, des Dönnhoff, des Wassmer, des Knoll : alors là oui, on n’aura pas écrit en vain !

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  3. Bonjour François,

    je dois avouer que j’étais un fidèle, je devrais plutôt dire un fervent.
    Aujourd’hui je le suis moins, je lis de temps à autre. Accepte que je puisse dire que j’ai été échaudé par l’esprit club privé où quand on n’était pas d’accord on se faisait assez vite montrer la sortie.
    Mettre en ligne sur espace public, c’est s’exposer et notamment à la critique. On accepte ou pas. Si c’est juste pour hurler avec les loups, l’intérêt ne dure qu’un temps.

    Je te souhaite un très beau VDEWS, très sincèrement et je suivrai avec attention les commentaires qu’Olivier en fera.

    bien amicalement

    Jérôme

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  4. D’abord merci de venir ici dire ton point de vue. Mais je ne peux qu’approuver le fait qu’il m’est arrivé de dire à des zeus insupportables d’aller se faire voir ailleurs. Ceci dit, faudra me rappeler les circonstances eu égard que le cerveau du vieux a la curieuse habitude de faire des tris dans les choses à garder en mémoire.
    Non seulement j’ai parfaitement conscience que de mettre en ligne sur un espace public, c’est accepter par principe la critique,mais tu constateras que jamais, absolument jamais, même avec Goldnagel ou Attali, je ne vais écrire en anonyme. Je fais partie – c’est orgueilleux – donc des intervenants faisant gaffe à ce qu’ils écrivent. De cela, j’en suis particulièrement fier !
    Oui, Oliv sera encore avec nous et aura des suppléments « fromage » et probablement le droit très discret de déguster quelques crus en dehors des postes officiels, chargés à bloc.
    Oui, tu as le droit de parler d’un Club Privé étant donné qu’on a plus de 70 % des participants qui sont déjà venus au moins une fois sinon deux ou trois !
    Enfin, c’est malheureux mais c’est comme ça : à un moment, on est bien obligé d’équilibrer des comptes et je crois avoir prouvé avec le GJE à quel point on a offert des voyages, des dégustations et autres repas alors même – je ne le savais point – que l’ingratitude est un sentiment particulièrement pratiqué sur cette planète. Heureusement que j’ai au moins deux Justes : Vialette et Bourguignon.
    Prenons tout cela avec légèreté et sans acrimonie : la vie est courte, et file de plus en plus vte et donc, pas trop de temps à passer à pleurnicher ici et là.
    Que la vie te soit douce !

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  5. quand je parlais de club privé, je parlais de ton blog, pas du VDEWS qui est un événement majeur du monde des vins les plus réputés. Pour l’avoir vécu de l’intérieur, même si ce n’est pas le monde du vin que je vis au quotidien, c’est un très beau symposium.

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