Firenze pour deux manifestations

Que voulez vous que je vous dise sans superlatifs ? Nada ! Que dalle ! Florence au 30 septembre 2018 et au 1 octobre 2018, c’est simplement la magie italienne à tous les étages.

Je continue à croire que le moindre paysan italien, que le moindre contadino saura toujours mieux apprécier une « pasta al vongole » que le plus sérieux critique gastronomique américain. Qu’il saura toujours mieux comprendre et quasi de naissance, tel ou tel tableau du Caravage ou le génie de la construction du Duomo en centre ville.

Et, cerise sur le gâteau : Francesco (si, si) Molinari qui a donné une fessée historique à Tiger Woods ! Notez bien à quel point cette équipe de golf européen où il y avait tant de nationalités, peut être un exemple sur cette ardente nécessité de fonder – ça prendra maintenant, hélas, plus de 20 ans – une véritable Fédération Européenne, seule porte de sortie face au mercantilisme ambiant. L’Europe ne pourra rester vivante que via la culture et son histoire. Le reste ce ne seront que des bandages sur des jambes de bois !

Bon  : revenons au monde du vin.

Donc, hier soir, au Palazzo Antinori, dîner pour saluer les 30 ans du Cervaro della Sala dont les plants de vignes avaient été fournis par la Pépinière Guillaume (qui sera un de nos conférenciers à Villa d’Este avec Antoine Petit, Olivier Duha, sans oublier notre duo Lepousez-Marchal dont la somme des QI doit rester confidentielle).

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Le millésime 2005 : simplement un magnum d’anthologie. Et toujours ce petit pourcentage de greccheto qui donne à ce chardonnay un peps supplémentaire générateur d’enthousiasme. Même Rahoul Salama, autre invité (maintenant dans le team Bettane-Desseauve), a apprécié ce cru ainsi que le trop rare Muffato qui m’a tellement surpris que j’ai sommé Renzo Cotarella de me le réserver pour vin de dessert à la prochaine édition du VDEWS, lors de la soirée du samedi soir. On va le faire goûter à Egon Müller 🙂 Une beauté pure de fraîcheur, de complexité, de finesse. Des liquoreux comme cela, ça ne courre pas les rues !

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Qu’il me soit permis d’ajouter deux autres clichés tant ce Palazzo Antinori est chargé d’histoire depuis 1485 ! Christophe Colomb n’avait que 34 ans ! Un gamin 🙂

 

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Ces escaliers italiens aux espaces si particuliers pouvant permettre – me trompe-je ? – aux chevaux de les prendre dans les deux sens : on retrouve celui de Leonardo de Vinci au siège du Crédit Agricole de Milan.

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Le long des couloirs du Palazzo, des bibliothèques chargées d’archives, de gravures, de livres, de tableaux du seicento. Un voyage.

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Bon : l’autre événement de ce jour : le lancement du Guide d’Enzo Vizzari sur la restauration italienne et les meilleurs vins transalpins.

Le lieu : le nouveau Palais du Mai Musical

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Bien sûr, Massimo Bottura toujours n° 1 à Modena. Impressionnant de voir ce Palais rempli de monde, qui paraissait si loin des interrogations politiques du moment !

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Mais je retiens à cette présentation deux autres photos :

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Un rêve que je ne pourrai jamais réaliser, car il faut d’abord la Maison de Campagne 🙂

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Le plus beau sourire du jour : mon pote Maurizio Zanella, l’italien quasi parfait, ce qui veut dire en toutes choses une classe naturelle faite de générosité, de sens de l’accueil, de réussite professionnelle à Cà del Bosco. Oui, il sera des nôtres à Villa d’Este ! Anche Bruno Rocca qui était là aussi !

Baci a tutti ! Et vive l’Italia !

 

11 commentaires

  1. Cet assemblage lui donne un charme exceptionnel tant il est rarissime de trouver un liquoreux qui offre une réelle fraîcheur en finale. Yquem est sur ce chemin. Egon en a fait une autoroute. Va falloir que l’Autriche et la Hongrie se penchent sur la question 🙂

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  2. François,

    Il y a tout de même de très grands vins liquoreux dans le monde, dont je suis fan (voir la fraîcheur sublime d’un Vouvray de Foreau en moelleux réserve ou d’un Clos Joliette, pour ne citer qu’eux).

    Je pense aussi à la Hongrie (furmint), à l’Autriche (en Scheurebe), à la Suisse (petite arvine), à l’Italie (vin santo, et par ex le superbe occhio di pernice d’Avignonesi), …

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  3. Bon : c’est vrai. mais en la matière, ma référence absolue cela reste les crus historiques d’Egon Müller avec ce miracle unique du sucre qui disparaît mais laisse son sceau sur le vin !

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  4. je me souviens d’un Riesling clos saint hune vendange tardive hors choix 1989 Trimbach qui laissait derrière lui les heyman-lövestein et et les plus grands Egon Müller

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  5. Achtung Yves : ne faites point l’erreur de tant de cartes des vins ! Hune est une Dame : on doit écrire Clos Sainte Hune ! Vous me ferez 4 pater et 5 ave.
    Ceci dit, ce 89, avec le Franzele, on a eu l’occasion de lui dire nos compliments. Mais comme les trimbach sont copains comme chemise avec Egon Müller, on va rester sage : ce sont des styles bien différents.

    Sorry du retard des réponses : en voiture du bordelais vers Vosne : on est bien arrivé : merci !

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