La petite blague du week-end – Funny to be read by our friends from USA

Un auguste courageux dénommé Don Kanavagh a publié sur le site WINESEARCHER un article percutant citant un Vigneron bordelais anonyme lui, lequel s’est amusé à critiquer les « critiques ». Vous voyez d’ici la délectation de la chose !

Lien : https://www.wine-searcher.com/m/2018/06/critic-wars-the-producer-strikes-back

Je ne sais si ma réponse, en attente du OK d’un modérateur, sera publiée, mais peu importe : ce n’est qu’une petite tempête dans un verre usagé qui n’a même pas connu, le malheureux, ce qu’est un grand bourgogne !

Trêve de diversion : voilà le texte en français mais là avec le nom de ces critiques et la note obtenue. Chiche que cela fera quelques gorges chaudes ici ou là, mais on a tellement connu pire dans la critique littéraire, cinématographique ou musicale !

Faut-il préciser que cette publication ne correspond pas à mon propre point de vue qui est – mes amis me connaissent – bien plus cinglant que cette gentillesse toute mesurée !

Bref : de quoi s’endormir tout à fait légalement avec un petit sourire du style : « je le savais ». Correction accents et orthographe de mon fait.

 » WINE CRITICS RANKING by Anonymous

Chaque année au printemps, pendant la période des primeurs, les vins sont dégustés, décortiques et notés par les critiques. Les commentaires et les notes sont souvent incohérents ou dénués de sens, à se demander si certains d’entre eux savent réellement déguster les vins. II ne suffit pas d’avoir une rhétorique soignée et d’appliquer une note sur 20 ou sur 100. Cet exercice requiert d’autres compétences essentielles qui semblent faire défaut à bien nombre d’entre eux.

Fort de ce constat et ce depuis plusieurs années, il est nécessaire de mettre en garde les consommateurs. Cette évaluation repose sur une analyse des notations, des commentaires et de la dégustation des vins depuis une dizaine d’année en primeur et pour les plus assidus d’entre eux en livrable également. Les critères qui ont permis de constituer ce classement sont les suivants: aptitude à la dégustation dans la reconnaissance des qualités et des défauts, neutralité, intégrité, indépendance, connaissance des domaines, prise de renseignements sur les conditions du millésime et les choix techniques des vignerons, dégustations primeurs et livrables, aptitude à reconsidérer les notes primeurs qui nous le rappelons reposent sur des vins en cour d’élevage bien loin parfois du vin qui sera dans la bouteille sur la table des amateurs.

Cette liste d’influenceur, non exhaustive, n’a cessé de croître depuis quelques années, journaliste presse ou indépendant, bloggeur, master of wine (MW}… autant de personnes légitimes ou pas qui revendiquent l’appartenance à ce cercle influent ou pas.

NEAL MARTIN {VINOUS) :

II faut bien le reconnaître ii se déplace en propriété avec une certaine intégrité. De nature discrète, il sait faire la part des choses et déguste plutôt bien. II est aussi d’une grande humilité (qualité rare dans cette profession) et il s’est déjà déjugé lors de renotation en livrable quelques années plus tard, chose assez rarement observée chez un critique…Il ne bouleverse pas les équilibres au classement des vins mais reste à ce jour le plus professionnel d’entre tous. II n’est pas infaillible mais il est recommandable. 93-95 points

JAMES SUCKLING :

La formule 1 de la dégustation…! Un seul mot d’ordre : être le premier pour pouvoir sortir ses notations avant tous les autres critiques. II se déplace parfois sur les domaines sélectionnés et note généreusement les vins souvent au-delà de 90 points étant donné que cela donne un accès direct pour participer à ses salons dans le monde entier, moyennant au minimum 5000 $ de droit de participation… Vous l’aurez compris l’intégrité n’est pas une de ses priorité mais il plaît à Bordeaux. II reçoit donc une note lui permettant de venir participer aux prochaines dégustations ! 90 points

JACQUES DUPONT (LE POINT) :

II se déplace beaucoup en propriété pour y déguster ou recueillir des informations et mieux comprendre le millésime ou le travail du vigneron. II déguste à plusieurs reprises les vins. Nous lui reconnaissons peu d’aptitude à se déjuger et il a un style de vin ou du propriétaire qu’il apprécie plus particulièrement. Nous lui reconnaissons un réel travail de dégustation et d’écriture. 87-89 points

JAMES MOLESWORTH {WINE SPECTATOR) :

II se déplace principalement chez les amis et fait preuve d’opportunité. L’intégrité, la neutralité et l’aptitude à se déjuger ne font pas partie de ses qualités. Déguster à l’aveugle ne signifie pas goûter à l’aveugle puis mettre une note au commentaire une fois l’étiquette découverte… ii ne faudrait pas déplaire à un client… pardon une propriété car il est souvent préférable de réaliser des insertions publicitaires ou des participations à certains événements organisés par le Wine Spectator si vous souhaitez figurer sur le podium. Sans grand intérêt  : passez votre chemin. 85-87 points

JEAN MARC QUARIN :

Basé à Bordeaux, il se déplace pour goûter les vins en propriété ou avec des clients parfois même à l’aveugle. II déguste beaucoup, l’affectif prend un place importante mais une formation sur les défauts est requise d’urgence. Ses annotations sont parfois approximatives, il n’a aucune humilité mais iL a le courage de ses opinions au risque de froisser parfois des domaines. Intérêt limité cependant. 85-87 points

YVES BECK (BECKUSTATOR) :

Hédoniste mais pas critique, il se déplace beaucoup en propriété c’est une qualité appréciée par les domaines mais il déguste à l’affectif. II sera très apprécié de l’inviter à déjeuner ou à dormir au château pour de bons commentaires et de meilleures notes. Une formation sur les défauts du vin est également requise. Nous lui attribuons 3 fourchettes et 3 étoiles Relais & Châteaux. 85-87 points

MICHEL BETTANE (BETTANE & DESSEAUVE) :

Présent très souvent à Bordeaux, toujours invité et gastronome nous lui attribuons en premier lieu 3 fourchettes. II déguste beaucoup avec certaines compétences mais sans aucune remise en question, il déguste plus souvent les étiquettes que le vin. II est fortement recommander de participer aux salons et autre événements organisés par la revue si vous souhaitez figurer en haut du classement et glaner quelques bons commentaires. La neutralité et l’intégrité ne sont point pas une qualité première, !’aptitude à se déjuger et l’humilité non plus du reste. 83-85 points

JANCIS ROBINSON (MW) :

Elle se déplace peu en propriété, elle semble intègre mais imprévisible, capable du meilleur comme du pire. Elle peut être cinglante dans ses commentaires de manière totalement arbitraire. Elle reste très inconstante dans ses notations mais elle a tendance à suivre l’ordre établi sans réelle remise en question. De nombreuses aberrations ont pu être relevées sur certains crus et une formation sur les qualités et défauts d’un vin est vivement conseillée. Ne pas suivre ses recommandations. 81-83 points

ANTONIO GALLONI (VINOUS) :

Etonnant dans ses premières dégustations des vins en primeur, de grosses erreurs commises, ne se déjuge jamais, il ne se déplace que chez les amis. Aucune intégrité, il apprécie aussi les vins défectueux. Nous lui recommandons une formation rapide du « Nez du vin » pour gagner en crédibilité. Malgré sa collaboration avec Neal Martin, cela ne lui donne pas les compétences nécessaires pour pouvoir suivre ses recommandations. A oublier 80-82 points

OLIVIER POELS (RVF) :

II se déplace beaucoup en propriété, c’est sa seule qualité. II goute les étiquettes avant le vin et l’intégrité, la neutralité ou encore l’humilité sont très éloignées de ses préoccupations. II peut également vous donner des recommandations pour faire un meilleur vin. Si vous connaissez une bonne table (car il est aussi gastronome) en racontant une belle histoire sur votre vin alors le podium est assuré sans oublier de réaliser quelques insertions publicitaires. II ne se déjuge jamais, le copinage est de rigueur sans grand intérêt pour les amateurs, là aussi passez votre chemin. Nous lui attribuons également 3 fourchettes. 75-77 points

JEFF LEVE (THE WINE CELLAR INSIDER) :

II se déplace en propriété chez les amis. La neutralité et l’intégrité ne sont pas ses préoccupations. C’est un américain hédoniste qui a un palais californien et buveur d’étiquette de surcroît. N’oubliez pas de le recevoir à table avec de très vieux millésimes bons ou pas cela n’a aucune importance tant que l’étiquette est belle. Une formation pour la reconnaissance des défauts du vin est impérative. Si vous appréciez les vins alcooleux, boisés, acescents et maquillés alors lisez-le ! Pour ceux qui souhaitent déguster des grands vins de garde harmonieux, fins et élégants alors ces recommandations sont a proscrire. Nous lui attribuons 3 fourchettes et 3 étoiles Relais & Châteaux. 68-70 points

MATTHEW JUKES :

Se déplace pas ou peu, incohérent et incompétent, sans intérêt. Ne perdez pas votre temps. Parce qu’il faut mettre une note… 61-62 points

REBECCA GIBB (MW) :

Ne se déplace pas ou peu, incohérente, incompétente avérée, décrédibilise le titre de Master of Wine s’il y avait encore une crédibilité aux yeux des professionnels du vin. Aucun intérêt même dangereuse pour les amateurs de vins, passez votre chemin. Parce qu’il est de notre devoir de noter ce « critique ». 61-62 points

TIM ATKIN (MW) :

Ne se déplace pas ou peu, incohérent et incompétent notoire sans aucune humilité. II finit d’enterrer durablement le titre de Master of Wine. Ne perdez surtout pas votre temps, passez votre chemin. 61-62 points

CHRIS KISSACK (THE WINE DOCTOR) :

Nécessité absolue de prendre une formation renforcée sur la dégustation des vins, ne s’improvise pas critique qui veut… Si vous aussi vous souhaitez critiquer les vins sans rien n’y connaitre sachez-le c’est possible Chris KISSACK en est I’exemple même. Effets secondaires garantis si vous suivez les prescriptions de ce « docteur ». 61-62 points

JANE ANSON (DECANTER) :

Arrivée récemment chez Decanter, nous avons très peu de recul pour apprécier son professionnalisme et ses qualités en tant que critique. A suivre

LISA PERROTTI-BROWN (WINE ADVOCATE) :

Arrivée également récemment pour déguster les vins de Bordeaux, loin de faire l’unanimité lorsqu’elle a renoté les vins du millésime 2015 cependant nous devons lui reconnaître cette prise de position courageuse parfois loin des notations primeurs. Nous n’avons là aussi pas assez de recul pour apprécier son professionnalisme et ses qualités en tant que critique. A suivre

JEB DUNNUCK :

II déguste les vins de Bordeaux depuis peu. Très peu de recul pour apprécier son professionnalisme et ses qualités de critique. A suivre.

Amen :

Manque plus qu’un commentaire sur Jacques Perrin, mais comme il serait plus que positif… Comme on dit en France : on ne parle jamais des trains à l’heure, que des trains en retard !

Et surtout manquent les points de vue sur de vrais dégustateurs qui n’ont certes pas une audience eu égard à leur profession majeure qui est ailleurs, mais je ne peux pas ne pas citer : Philippe Bourguignon, Didier Bureau, Eric Beaumard, Antoine Petrus, Laurent Vialette, Kevin Shin, Kelly Walker, Serge Dubs, et même, parfois, le redoutable Bonobo !

Vae Victis, moi en premier !

 

Un commentaire

  1. Comme nous sommes dans une phase active de discussions autour des Fake News, qu’il soit bien clair ici que ce billet de Sieur Kanavagh n’est pas une Fake News dans la mesure où il donne crédit à un Vigneron bordelais (sauf s’il écrit à sa place) sur ses opinions (ce qui ne sont pas des faits) sur quelques noms de la critique vineuse.

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