L’équilibre ? Une suite de déséquilibres instables…

Cette phrase dont je ne connais point l’auteur a quelque chose d’espiègle qui me turlupine une fois par an depuis plus de dix ans !

Que cherche t’elle à démontrer ? Qu’on peut définir des concepts simples via des formules alambiquées ou que derrière les mots il peut y avoir des interprétations posant plus de questions que de réponses ?

Va savoir, Charles…

Ainsi, dans le monde du vin, croise t’on parfois des crus qui nous laissent perplexes lors des premières gorgées mais dont la somme des éléments réussit à dégager une unité fondamentale… et laquelle devient une divine surprise !

Une conclusion rapide est de dire que les mots, souvent, ne suffisent pas à exprimer le ressenti personnel. A rapprocher des auteurs affirmant que seule la musique est capable de dire ces sentiments intimes. Et avec aussi l’exemple des Inuits lesquels ont une flopée de mots pour le seul mot « neige » de chez nous.

Bon : tout cela nous mène où ? Que parfois, devant un vrai Grand Vin, le silence est ce qu’il y a de plus éloquent ? Qu’après le choeur final de la Passion selon St Jean de Bach, le silence est encore musique ?

Pour ma part, ce billet bizarroïde est une façon de dire à la critique que trop souvent il lui manque des mots allant au-delà des classiques : équilibre, saveur, longueur, complexité, finesse, fruité. L’amateur a besoin de temps en temps que le sentiment personnel soit présent dans le commentaire. Pas facile, certes, tant il y a des freins difficiles à surmonter en la matière.

Le vin mérite un respect qui doit aller au-delà des simples analyses et sans jamais oublier que derrière lui, on a un homme, une femme, qui ont donné tout un travail, une intelligence et un amour réel de réussir quelques beautés qui traverseront le temps et les générations.

C’est un peu pompeux, je l’admets, mais trop souvent on passe à côté de ce respect.

On va bien voir ce qu’en diront nos deux jeunes têtes qui travaillent sur ces aspects de l’appréciation, du ressenti : Axel Marchal et Gabriel Lepousez (en photo du billet). Encore de beaux séminaires en perspective pour les futures éditions du VDEWS ! DSC_4363Notre trio si fidèle à venir chaque année à Villa d’Este : des moments magiques !

QUELQUES RAJOUTS DU JOUR

… où quand des journalistes du vin manquent singulièrement d’élégance…

Le Point de cette semaine en page « vins » (Page 124) évoque le Condrieu. Ces deux gamins de la critique sont capables de pondre un papier sans jamais évoquer le nom de Georges Vernay et de sa fille Christine qui ont été littéralement les sauveurs de cette appellation moribonde après guerre. Certes, ils citent son 2016 « Les Terrasses de l’Empire » avec un 17/20. Il n’empêche, cette absence de reconnaissance de paternité, c’est du 0/20 !

Mine de rien, toujours dans Le Point de cette semaine, bel article sur André Tubeuf qui a enfin publié son livre d’une vie, sur Jean-Sébastien Bach (page 98). Et en sorte d’écho à ce billet, citons Einstein :

« Voici ce que j’ai à dire à propos de l’oeuvre de Bach : écoutez-la, jouez-la, aimez-la, vénérez-la et taisez vous !

Amen !

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