Quelques bijoux de la rue du Cherche-Midi à Paris et divagations italiennes…

Paris compte quelques rues qui permettent aux amateurs de bons restaurants et de cavistes de trouver leur bonheur à prix corrects.

La rue du Cherche-Midi fait incontestablement partie de ces bijoux parisiens.

CAVISTE

Les oenophiles se doivent d’une visite à l’ENOTECA, caviste spécialisé dans les vins italiens, au 77 de la rue.

Ici : http://www.enotecamidi.com/

Le gérant, dont le nom n’est point transalpin – Karabetyan Mihran – est tout simplement un vrai connaisseur de toutes les régions italiennes, du Val d’Aoste à l’Etna, qu’il parcoure régulièrement afin de trouver de beaux crus à prix raisonnables. Pour notre prochaine soirée du CLUB GRANDS CRUS au Park Hyatt où Roberto Voerzio nous présentera 4 Barolo et Barbera, il me fallait trouver d’urgence le rare BAROLO CHINATO, un vin très particulier (aromatisé) assez rare du Piémont. Il sera le point d’orgue de notre soirée sur un dessert à base de chocolat.

Présentation de ce vin avec l’exemple de celui de Guido Fantino, un vigneron qu’il faut découvrir, faisant partie des grands noms du Piémont :

Le Barolo Chinato a été inventé au XIXe s. par des pharmaciens des Langhe en tant que boisson médicinale. Avec l’aide de Giulio Perin, pharmacien à Monforte d’Alba, Claudio Conterno et Guido Fantino ont mis au point leur propre recette. Cinquante herbes différentes macèrent quarante jours dans le Barolo. La teneur en alcool est de 17 volumes, le bouquet est intense. Il rappelle les agrumes, les herbes alpestres et – le Barolo. Au palais, la douceur et l’amertume s’équilibrent.

Nous aurons des versions d’autres vignerons mais gageons que ce sera surprenant pour nos participants comme l’ont été les Amarone de Dal Forno à Villa d’Este.

Ce qui me plaît à l’ENOTECA, c’est particulièrement la présentation de vins transalpins à prix largement acceptables. C’est là qu’on peut constater à quel point il faut défendre ces cavistes de quartiers tant il est vrai que les noms incontournables comme Massetto, Sassicaia, Gaja et autres Banfi généralement gérés par des importateurs, ont du mal à rester abordables même chez Lavinia ou à la voisine Grande Épicerie, très « classique » dans leurs multiples rayons. On fait d’abord le bout de gras avec le patron, expliquant un peu le type de vin que l’on recherche, le budget qu’on a et le but de l’achat : consommation immédiate ou garde en cave pour d’autres temps. Bref : le service est là, on prend le temps et on repart satisfait.

Enoteca Midi

Si vous y passez, demandez s’il reste encore quelques flacons du Rosso di Montalcino de Poggio di Sotto : un petit bijou de finesse. Et n’oubliez pas l’olio di oliva, du vrai balsamique et quelques Gragnano de la région napolitaine.

RESTAURANTSPV - copie.jpeg

Je n’ai pas encore eu l’occasion de passer au PETIT VERDOT (au 75 de la rue) dont on me dit grand bien. Le site de cette maison : http://www.le-petit-verdot.com/.

Un BIB gourmand : signe d’un bon à très bon RQP. Et chacun a compris qu’un tel nom implique une cave où le vin est pris au sérieux !

Citons également le CHERCHE-MIDI (au n° 22) de la Famille Di Méo où, sans aucun chichi, vous pourrez apprécier une belle cuisine italienne, non pas celle des *** comme La Pergola (à Rome) ou le Dal Pescatore (à Riunite), mais celle des petites maisons où des jambons aux pasta, on est capable de sustenter vos appétits avec générosité.

Une belle idée sur cette Maison :

http://www.gillespudlowski.com/173104/restaurants/paris-6e-tout-paris-au-cherche-midi

di méo.jpegDes nappes en tissu : j’aime !

Une Maison qui propose du Lardo de Colonnata, un hameau en haut de la route menant aux carrières de marbre de Carrara, c’est respect ! Route pericolosissimo tant les camions chargés de blocs de marbre se sentent hautement prioritaires ! Un bourg qui mérite une visite pour bien comprendre à quel point ce lard est unique ! Le Franzele en fut tout esbaudi 🙂

Colonnata.jpgPhoto prise dans une trattoria à Colonnata d’une « machine » montée dans les carrières.

lardo.jpg

Le fameux lard, à comparer aux autres lards italiens qu’on trouve avec délectation dans une épicerie/trattoria romaine où il faut passer, toutes affaires cessantes. ROSCIOLI : http://www.roscioli.com/

C’est simple : quand vous revenez de chez Roscioli où la carte des vins vaut largement celles de plusieurs *** du Guide Gourmand, vous vous demandez sérieusement si la ville de votre retraite ne devrait point être Rome ! C’est tout petit, tables serrées, mais una cucina et une atmosphère qui méritent les éloges les plus chanoinesques ! La Carbonara est simplement une tuerie ! Inutile de préciser qu’il faut réserver bien à l’avance ! On a un peu l’équivalent, quoique plus policé – on est au nord comme disait Galabru – , chez PECK à Milan :

https://www.peck.it/it/ristoranti/ristorante-al-peck

Bon : si je commence à dérouler des souvenirs italiens, on est parti pour des pages et des pages ! Restons sage aujourd’hui. On aura bien l’occasion de redire à quel point l’Italie est « LE » pays de la culture gastronomique de campagne là où le vin est considéré comme un aliment !

 

 

 

2 Comments

  1. François, je vous conseille également le restaurant / caviste « Pasta e Basta » situé dans le 13° arrondissement de notre belle capitale. De beaux flacons à prix doux

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