Deux lectures pour ce week-end : The World of Fine Wine, n° 56 et Papilles n° 47

Deux lectures mais pour des moments différents. TWFW est, comme il se doit, une lecture d’actualité avec toujours cette approche universelle où l’on traite aussi bien de l’Italie, de la Bourgogne (Albéric Bichot), de Tavel, des Bordeaux 2016, des superbes Brunello di Montalcino (avec Poggio di Sotto, notre chouchou, en top position) , la Suisse et les crus de ValaisMundi, sans oublier un brillant sommelier allemand : Marc Almert.

IMG_5159

… et toujours en dernière page, un éditorial de Michel Bettane, parfaitement dans l’humeur du temps en démontrant à quel point le monde des hiérarchies du vin est en phase de restructuration. Si le ton a toujours ce côté éducatif « professeur agrégé« , avec le temps, les jugements sont plus dans la nuance qu’à l’emporte-pièce. Le début d’une certaine sagesse ? Va savoir, Charles…

On appréciera particulièrement les pages sur Anselme Selosse, Ornellaia, le Tuffeau, et surtout, pages 128 à 141 une étude magistrale – mais discutable – de Remington Norman, sur : « What defines Grand Vin ?« .

Bref : on ne peut que se répéter : cette revue est un MUST pour tout amateur comprenant l’anglais. Définitivement, la plus belle revue du monde du vin. Ça ne se discute pas. Point.

Leur site : http://www.worldoffinewine.com/

En ajout à ce n° de TWFW, un supplément de 136 pages sur un vagabondage de qualité des plus belles régions où planter ses crampons : d’Israël au Chili, sans oublier, bien sûr les grands vignobles européens. Illustrations exceptionnelles. Monumentales : si, si !

IMG_5164.jpg

Du Figaro à TWFW, on voit que la Toscane est la championne des voyages ès oenotourisme 🙂

Mais parlons de cette autre revue, probablement ignorée de la plupart de nos lecteurs :

PAPILLES

Papilles est une revue confidentielle publiée par l’Association des Bibliothèques gourmandes, avec l’appui de la ville de Dijon, qui traite normalement de gastronomie.

Les éditeurs ont demandé tout gentiment à Philippe Bourguignon (GJE) de réaliser un numéro spécial sur le vin. Ceux qui connaissent bien notre ami ex-directeur du Laurent à Paris, savent que c’est un bibliophile plus que convaincu. Amoureux du beau, du papier, de l’écriture, il a réussi en 110 pages à évoquer, sous des signatures rares, des sujets allant des girouettes aux poèmes de René Rougier et Odile Coche-Dury, l’épouse de Jean-François et mère de Raphaël, sise à Meursault, comme chacun le sait.

Comment vous dire ? Il faut prendre le temps, lui donner une sorte d’extension, de dimension sortant de nos usages smartphoniens. Lire le beau billet de Jacques Perrin (GJE) sur sa visite au mont Athos comme vous liriez La Gazetta dello Sport, c’est passer à côté d’une histoire millénaire. Ne pas s’attarder sur « L’Ivresse et le Sacré » de George Oxley ou sur « Le Vent » de Jacques Puisais, c’est manquer une musique particulière (oui : le violoncelle de Jean-Sébastien Bach ira très bien)  qu’on devra accompagner d’un beau millésime d’armagnac de Jouanda.

IMG_5154.jpg

Les illustrations discrètes, mais particulièrement bien choisies donnent à ces lectures un rythme nécessaire et on a le droit de souhaiter, comme dans un film dont j’ai oublié le nom, qu’une lectrice vous en fasse la mesure entre des andante et des allegro vivace.

Certes, le monde dans lequel on vit va progressivement reléguer le papier aux oubliettes de l’histoire, mais je reste convaincu qu’avec quelques opus de Nignon ou Lavalle ou Boullay, ou Turpin, ou Féret, ou André Jullien (Topographie de tous les vignobles connus – 1832) ce n° spécial « Vins » de Papilles se doit d’obtenir dans votre bibliothèque une place parfaitement justifiée.

Pour obtenir cette publication :

http://www.bibliothequesgourmandes.com

On ne peut que féliciter Philippe Bourguignon qui n’a pas ménagé son temps pour construire cette épopée du Grand Vin sous des lumières particulières et tellement chatoyantes !

 

 

1 Comment

  1. Un ami plus que cher nous quitte : Domenico Clerico, qui a combattu comme personne un cancer redoutable pendant des années, qui gardait malgré cela un sens de la vie assez impressionnant, a finalement succombé à cette maladie vicieuse.
    La définition même d’un Homme ayant deux coeurs sur la main.
    Incontestablement un Grand Monsieur du Barolo, un Maître.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s