VINEXPO édition 2017

Voilà donc 3 jours qui vont faire de Bordeaux une capitale mondiale du vin. 45 pays producteurs sont présents et la France alignera environ 55 % des exposants.

La Presse sort évidement des suppléments sur le sujet avec moult présentations de crus célèbres, la palme de la chose allant au FIGARO (je ne sais si ce supplément est réservé à l’Aquitaine ou s’il touche toute la France et l’étranger) avec des interviews d’Alain Juppé, Christophe Navarre (nouveau Président de Vinexpo) et Guillaume Deglise, directeur.

On apprécie l’intitulé du papier de Monsieur Navarre, franchement européen, ce qui nous plaît un max :

« Nous avons en Europe les appellations les meilleures au monde ».

On reste dubitatif par contre devant celui de Monsieur Deglise qui me chagrine un tantinet :

« Vinexpo peut être le Davos du vin »

Deglise.jpg

… car nos fidèles lecteurs (simplement en ouvrant notre blog, en haut à gauche)  savent depuis 2009 que l’événement que nous avons créé à Villa d’Este a un nom déposé légalement, en français et en anglais, avec logo :

« Le Davos du Vin »    –   « The Davos of Wine »

dont voici le document légal :

davos_depot_048

Dans la mesure où biens des propriétés connaissent ce que nous faisons à Villa d’Este (voir notre site : http://www.vdews.com/) il ne faudrait pas créer une confusion inutile entre David et Goliath. 🙂

Non : le Villa d’Este Wine Symposium n’a pas l’intention de racheter Vinexpo en offrant en pochette surprise ce nom que la commune de Davos nous a permis d’utiliser.

🙂

D’autant plus que l’an prochain, pour notre dixième anniversaire à Villa d’Este, nous lancerons le concept – proposé trop tôt il y a quelques années – d’une :

Fédération des Grands Crus Européens (FGCE)

là encore un nom et un logo déposés en bonne et due forme.

FGCE Enregistrement

Ce sera un travail de longue haleine, car il ne s’agira surtout pas de simplement collecter les grands noms européens archi-connus, mais bien d’intégrer dans cette Fédération des Domaines où le vin n’est pas simplement un produit économique, mais un bien de consommation qui intègre les fondamentaux historiques et culturels du vin, cette pierre essentielle de la civilisation née en Europe il y a 2000 ans !

Quant au supplément du Journal du Dimanche (JDD), élaboré par le Groupe Bettane+Desseauve, il surfe totalement sur la passion du moment pour les vins rosés. Un entretien entre Guy Savoy et Jean-Louis Piton (Président de l’INAO) évoque, entre autres sujets, la délicate question de savoir si oui ou non, et jusqu’où, l’INAO doit s’occuper du côté qualitatif des vins alors même qu’à son origine, c’était surtout une défense de spécificités locales et un combat contre les multiples fraudes du style vins du Rhône alimentant généreusement des Maisons de Négoce bourguignonnes (et idem avec des vins d’Algérie faisant un beau voyage vers Bordeaux).

Intéressant de lire à quel point certains domaines de Provence ont réussi, à l’instar de Sacha Lichine, à mettre sur le marché des crus à plus de € 30 (le ponpon allant à la cuvée Garrus (Château d’Esclans) proposé autour de € 80).

On lira aussi avec intérêt le papier de Nicolas de Rouyn sur la belle aventure d’un sud-africain , Monsieur Shawn (pages 12 et 13) qui a de belles idées sur ce qu’il veut accomplir dans son pays, ainsi que le compte-rendu de 40 millésimes produits par Eloi Dürrbach sur Trévallon (pages 22 et 23).

Impressionnant de constater à quel point les menaces d’attentats sont prises au sérieux à Bordeaux avec une multitude de blocs béton jaunes parsemés sur les quais : comme quoi, la ville pense à tout… avec toujours cette difficulté lassante à en faire une ville propre : effarant de constater les bouteilles cassées obligeant les cyclistes à slalomer sur les bords du Port de la Lune.

Restons positifs ! La gastronomie locale, si bien représentée par quelques établissements décrits avec passion dans le supplément du Figaro, avec un coup de coeur pour Garopapilles. Cela pourra permettre, à la fin des longues journées de relations publiques et professionnelles de Vinexpo, aux visiteurs du monde entier de taster une cuisine pointue, à la mode, et à tous les niveaux de prix.

Ernst Loosen (difficile de trouver en Chine un restaurant reconnu qui n’a point sur sa carte, un des nombreux rieslings de son domaine en Mosel) , avec lequel nous étions à Côté Rue, (notre chouchou à nous : http://www.cote-rue-bordeaux.fr/)  a été effectivement impressionné par cette maison trop discrète, qui mérite largement un macaron qu’on lui souhaite pour bientôt !

Quelques images de ce dîner cool et sympa :

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DSC08139.JPG

Magnifique Lascombes et toujours cette grande finesse du San Leonardo

… et enfin cette intelligence, sur un vin allemand, de bien indiquer qu’il est de type « sec ».

Enfin, n’oublions pas de citer aussi l’hebdomadaire CHALLENGEs dont le n° 526 de cette semaine met en couverture le classement 2017 des « FORTUNES DU VIN ». On se doute bien que Bordeaux y est solidement représenté, à la suite de Roederer. Ce qui est étonnant, ce n’est pas tant le montant estimé de ces fortunes, mais si cette évaluation devait se faire sur la valeur réelle et actuelle des terres appartenant à ces grands noms, on devrait obtenir des évaluations nettement supérieures. Je ne peux imaginer la Famille Frey cédant La Lagune et Jaboulet pour « seulement » 270 millions d’euros.

Mais bon : ce n’est pas ce genre de bizarrerie qui va me poser des soucis majeurs ! 🙂

2 Comments

  1. Mine de rien, ce doit être un beau succès pour cette édition 2017 de Vinexpo !!

    On est mardi, et à 16H30, juste impossible d’obtenir quiconque de l’organisation Vinexpo (secrétariat, services divers) et naturellement impossible laisser message en boîtes téléphoniques dont on nous dit qu’elles sont saturées.
    Chiche qu’à Prowein ou Vinitaly, ce sont là des situations impossibles. Mais bon : on va dire encore que je fais ma mauvaise tête des mauvais jours !
    C’est vrai qu’on dépasse les 37°… ce qui n’a empêché personne, lors d’un déjeuner à Cheval-Blanc, d’apprécier (en magnum) le nouveau Blanc du Château (100 ¨% sauvignon) une réelle beauté de finesse et fraîcheur, avec ensuite un Cheval-Blanc 2004, exemple parfait d’un tout grand bordeaux de table… et non de concours !
    Oui oui : déjeuner dans les chais climatisés et service des vins (bravo pour l’utilisation de drop-stops) à température idéale. On sait recevoir en rive droite !

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  2. Boups ! Correctif ! Un mail a pu passer les fourches caudines d’un secrétariat pointilleux et à ma totale satisfaction, une gente dame m’a gentiment permis de communiquer avec elle sur cette question de droits légaux eu égard aux noms Davos du Vin et The Davos of Wine.
    17H17 : chapeau Mesdames 🙂

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