La RVF n° 612 et le Spécial « Toscane » du Figaro : deux lectures culturelles.

 

RVF N° 612

Le dernier n° de la Revue du Vin de France (RVF), 240 pages pour € 7,95, fait un tour complet des vignobles français sur ce qu’ils offrent de mieux dans le millésime 2016.

Incontestablement, cette revue, qui a passé par des phases de haut et de bas, a trouvé un mode d’informations qui la remet à sa juste place, en haut des publications « papier » françaises sur le vin.

Prenons l’exemple des pages 107 et suivantes sur les grands crus de la Côte de Nuits. On y trouve 70 crus pour lesquels, à la louche, la cote moyenne est supérieure à 17,5 sur 20. Certes, plusieurs domaines sont cités à plusieurs reprises comme David Duband ou Dominique Laurent : il n’empêche car une telle moyenne sur un nombre aussi important de vins montre à l’évidence la réputation « haut de gamme » de la Bourgogne actuelle. Le petit « plus » intéressant : les propriétés en « bio » sont indiquées via un petit trèfle vert. C’est tout mimi 🙂

Pour bien des crus, on trouve également le prix approximatif du vin ce qui donne souvent une idée de la réputation mondiale du domaine tant il est vrai qu’au dessus de € 100 par bouteille, la clientèle française est plutôt réduite.

Les pages sont aérées et pour chaque région ou catégorie – comme ici dans notre exemple des grands crus de la Côte de Nuits – on a un encadré « coup de coeur« , illustré qui met en valeur une propriété spécifique. En l’occurrence, le Domaine Robert Groffier. Sympa de voir ainsi les jeunes générations à l’honneur.

Un autre encadré intéressant : « Cinq étiquettes à encaver » : on facilite ainsi un choix à faire parmi les 70 noms cités et avec une petite phrase généralement enthousiasmante.

Alors : rien à redire ? Ce serait parfait ? Ben non : on va chipoter 🙂

Si on est plus qu’heureux de voir nommer le Domaine Armand Rousseau, pourquoi rien sur Domaine Denis Mortet, Frédéric Mugnier, Jean-Michel Guillon, La Romanée, Lalou Bize ou La Romanée-Conti ? Des propriétés dont la RVF n’a pu déguster les vins ou une autre raison ? Ou des propriétés qui n’ont rien à vendre ? Va savoir, Charles !

Idem dans le Roussillon où Bizeul est absent alors même que voilà une personnalité qui a quand même fait bouger les choses dans sa région ! Et où sont les Bouland, Burgaud, Belluard ?

Chaque région est préalablement présentée sous forme de tableau de bord avec un descriptif des conditions climatiques de ce millésime glorieux qu’est le 2016. Les dégustateurs sont clairement identifiés et on aime bien les « belles affaires » mises en évidence. Ainsi, un petit bonheur de voir les notes de nos classiques RQP comme Reignac, Rollan de By, Haut-Carles (tout haut en Fronsac) et autres joyaux méritant d’être encavés.

Conclusion : un n° à acheter (streng verboten de le voler) et surtout à garder pour des comparatifs futurs quand les vins seront effectivement disponibles et à déguster comparativement plus tard.

Spécial Toscane du Figaro

 

Toscane.jpgSi le Piémont est, pour tout amateur oenophile passionné de l’Italie la première région à fréquenter, l’avantage de la Toscane, outre des sous-régions ayant un style bien identifiable – Chianti, Maremma, Brunello – , ce sont ses dimensions culturelles, architecturales et paysages fascinants.

Comme il se doit, l’iconographie est de toute beauté. Essayez de visiter le Palais Corsini (pages 83 et suivantes), le Prince habitant son château en Chianti qui peut se visiter. C’est un chasseur redoutable (ici à gauche) :

Corsini.jpg

On eût aimé des pages plus substantielles sur les propriétés à visiter, les villages où flâner, les petits restaurants où le service du vin peut faire pâlir bien des étoilés en France, et les agriturismo où loger à prix doux.

Alors, allons y de quelques adresses partie « Chianti » méritant l’intérêt du voyageur. On aura d’autres occasions de présenter la Maremma et la partie Brunello di Montalcino, chacune méritant un billet en propre.

LUCCA (si vous arrivez par avion à Pise) : une ville où se balader à vélo est quasi un must. En plus, c’est plat ! 🙂

On dort très bien à l’Hôtel ILARIA : http://www.hotelilaria.com/fr/
Restaurant à Lucca : GIGLIO (autour de € 40)
Adresse : Piazza del Giglio, 2, Téléphone : +39 0583 494058

Ne pas oublier d’aller saluer la statue de Giacomo Puccini

Puccini.jpg

Vignoble pas trop loin à visiter : Tenuta di Valgiano (Moreno Petrini : un pote)

On peut y dormir dans l’agriturismo qui jouxte le Château

http://www.valgiano.it/it/prodotti/

Valgiano.jpg

FIRENZE :

Musée Les UFFIZI : impératif absolu d’acheter les tickets à l’avance via internet pour
éviter des queues trop longues et fatigantes.

http://www.florence-museum.com/uffizi-gallerytickets.
php?gclid=CPzO_6i4zNMCFQwaGwoddCwDNQ

Adresses pour déjeuner :

la Cantinetta d’Antinori :
http://www.cantinetta-antinori.com/en/firenze/cantinetta-antinori-di-firenze

Y commander la Tagliata di manzo con rucola : un pur bonheur !

Cantineta Verrazzano : (en centre, à pied) : +39 055 854243
http://www.verrazzano.com/la-cantinetta-in-firenze/

Des gnama-gnama de tout haut niveau. Petites tables serrées mais sympa. Y aller tôt !

GREVE IN CHIANTI :

Impératif de faire un tour sur la place principale où vos saliverez devant la boutique Macelleria Falorni. On déjeune correctement au restaurant vis à vis, en terrasse.

http://www.falorni.it/macelleria/news

PANZANO IN CHIANTI :

Là encore, visite obligatoire à la boucherie de mon pote Dario Cecchini et y aller pour un déjeuner dans son restaurant où la viande est de toute grande qualité !

http://www.dariocecchini.com/dariocecchini/en/antica-macelleria-cecchini/

Les vignobles à visiter :

La Massa de Gianpaolo Motta, membre éminent du GJE

+39 335 7799147

Moreno.jpg

Lors d’une session du GJE, au bout à droite : Gianpaolo Motta et Moreno Petrini

Autre Domaine à visiter (on parle français)

Fontodi, de la famille Manetti
+39 055 852 005
http://www.fontodi.com/

Castello di Ama de Lorenza Sebasti et Marco Pallanti

http://www.castellodiama.com/

Olio e Vini.jpg

SIENA :

OSTERIA LE LOGGE
Via del Porrione, 33
+39 0577 48 0 13
lelogge@osterialelogge.it

Le Logge à Siena.jpg

et un peu hors la ville :

La Chiusa di Umberto Lucherini & Dania Masotti
Via della Madonnina, 88
53040 – Montefollonico (Siena)
+39 0577 66 96 68
info@ristorantelachiusa.it

SAN GIMIGNANO : (magnifique photo pages 44 et 45)

Y arriver plutôt le soir, pour éviter les hordes touristiques. En été, quelques opéras en soirée, sur une des places de cette commune unique au monde avec ses tours imposantes.

Hôtel-Restaurant Bel Soggiorno (demander des
chambres avec vue sur la vallée) .
http://www.ristorante-belsoggiorno.it/new/

Belle boutique de couteaux en face de l’hôtel.

A bientôt pour d’autres adresses en Maremma et dans le coin de Montepulciano !

Photo du billet : la terrasse de l’Hôtel La Massa (une propriété du Groupe Villa d’Este) sur les bords de l’Arno, à 15 minutes de Firenze.

8 Comments

  1. Je vais passer pour le râleur de service mais j’assume.
    Au sujet de la RVF, je reprends une phrase qui m’agace un peu… « Si on est plus qu’heureux de voir nommer le Domaine Armand Rousseau, pourquoi rien sur Domaine Denis Mortet, Frédéric Mugnier, Jean-Michel Guillon, La Romanée, Lalou Bize ou La Romanée-Conti ? Des propriétés dont la RVF n’a pu déguster les vins ou une autre raison ? »
    Passons pou Mugnier, Mortet ou Guillon. Mais pour La Romanée, Lalou Bize ou La Romanée-Conti vous tendez le bâton ! Franchement, qui va aller consulter la RVF ou autres, je n’ai rien contre ce magazine ni leur guide, avant d’acheter ces bouteilles !! Il est déjà étonnant que Rousseau apparaisse.
    Primo, pas d’allocation, pas de bouteilles ! Secondo, quand on a la chance d’avoir une allocation chez Rousseau ou Chez Bize, on prend les bouteilles ! Tercio, bon an mal an, ces immenses domaines ne se ratent jamais ou presque depuis vingt ans.
    Bref, je ne comprends pas bien votre remarque qui donne vraiment l’impression que vous vivez dans un autre monde. Tant mieux pour vous après tout.

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  2. Je vis dans le monde de Haut-Carles, Marionnet, Jean-Michel Guillon, Burgaud, Belluard, Bouland, Borgeot ce qui ne m’empêche pas d’avoir des relations pour mes événements avec les grands noms que vous citez.
    ceci dit, il y a bien Clos de Tart et Roumier qui sont cités : bon marché chez eux ? On y a des vins dispo chez eux ?
    Moi pas, en tout cas, mais continuez vos petits coups de gueule finalement un peu justes à première lecture et bien sympa.

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  3. Il est toujours facile de renchérir avec chacun ses petites adresses toscanes, mais vraiment je vous exhorte à aller manger à Florence dans le resto le Coquinarius (www.coquinarius.it), cuisine simple mais authentique avec une sélection très intelligente de vins, et pas sur l’étiquette mais sur la qualité.
    De plus, si vous allez à Panzano chez Dario (un brin touristique quand même il faut être honnête), un détour par le Cinciole (http://www.lecinciole.it/english/corporate.html), dont le Chianti Classico de base est une excellente affaire, s’avère essentiel!!!
    Et pour finir, il ne serait que justice de parler de Roberto Bianchi (ou de le découvrir) et de son domaine d’un peu plus de 4ha (http://valdellecorti.it), à Radda in Chianti, qui produisent parmi les Sangiovese les plus purs qui soient, et qui font l’unanimité dans la région, sans pour autant être sur le devant de la scène médiatique! Pareils Chianti, sans apport de Merlot ou élevage en barriques trop dominants, c’est si rare et précieux!!!
    Quand vous vous penchez sur un verre de Val delle Corti, vous pouvez enfin dire, à la découverte d’une telle cerise aux accents de violette, ça sangiovese comme on dit ça pinote, c’est dire!!!!

    Nicolas

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  4. Merci Nico !
    Voilà ce que j’aime sur ce blog : ces échanges qui permettent d’enregistrer de nouvelles adresses et là, on est dans du bonheur de haut niveau, à lire ce commentaire de passionné !
    Oui, Dario est devenu un phénomène à Panzano mais que voulez vous : un tel pote qui, me voyant arriver, met Tosca sur sa platine, moi, ça me la fait grave ! Il a du Chambriard, j’ai ses chaussettes multicolores : ça crée des liens, c’est net et définitif !
    On retiendra ce producteur qui respecte et aime le sangiovese version « chianti ».
    Merci de l’info !

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  5. Avec plaisir!!!
    Alors du coup je rajoute une couche avec un domaine à San Casciano qui vaut le détour pour trois raisons :
    -les vins, Sangiovese dans une version un peu rustique dans sa jeunesse mais au très beau potentiel de garde
    -grandes huiles d’olive aux notes vertes, franches, avec une belle amertume comme les variétés d’olives toscanes le permettent
    -les fromages!!!!! Si monsieur s’occupe des vignes, madame élabore des fromages uniques et divins, avec le lait de brebis de leurs troupeaux, dont de très rares pâtes molles pour cette région et même un bleu, et ils se trouvent sur les chariots des meilleures tables régionales.

    Le site est incroyable, à visionner le film sur leur site : http://www.corzanoepaterno.com/index.php

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  6. et leur Passito aussi, considérez depuis des années comme le meilleur et qui obtient des notes assez hallucinantes dans divers guides!!!!!!

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