Un projet inter-générations : précisions à l’intention des suspicieux.

Je lis au sujet de notre billet précédent, le commentaire suivant sur le forum LPV par Monsieur Daviolo :
« cela présente un intérêt si c’est bu à l’aveugle, sinon à part glorifier le donateur et en mettre plein la vue au junior quel que soit la qualité du vin, je vois moins l’intérêt en terme d’apprentissage. »

On a le droit d’avoir ce point de vue, mais qu’il me soit permis de dire que ce n’est point du tout le mien.

Les « donateurs » n’ont pas besoin, à leur âge, d’être « glorifiés » : ce serait interdire à la nature humaine d’avoir parfois de simples expressions de générosité sans attendre je ne sais quoi en terme de gloriole inutile et superfétatoire. Bref : il n’y aura pas de clones de Chasseuil lors d’une telle soirée.

Plutôt que de vouloir en mettre « plein la vue » à des juniors – quelle vanité ! – le but, bien expliqué dans la présentation de ce projet (billet précédent), est simplement d’être un échange entre générations et on est bien loin, – ce devrait être une évidence pour tout le monde – d’un quelconque « apprentissage ». L’apprentissage des juniors se fera via des Clubs, des réunions amicales comme celles qui sont évoquées régulièrement sur LPV ou comme celles de Matthieu Dibon ou Grains Nobles.

Quant à l’idée de mettre les vins à l’aveugle, c’est là encore un biais qui dénote à tout le moins un esprit suspicieux car on peut très bien exprimer, lors d’une telle soirée, qu’un 1991 de Burgaud pourrait créer plus de surprises que tel ou tel grand cru bourguignon du même millésime. Partons quand même du principe que, de temps en temps, on peut dire ce qu’on veut d’un vin sans faire systématiquement une génuflexion devant une étiquette de prestige. Mais si cette étiquette se révèle d’exception, on aura bien le droit de le dire, non ?

Sans vouloir se lancer dans des diatribes inutiles, il est évident que ce commentaire cité ne présente qu’une vue tristement négative de ce projet, et la question qui peut se poser est non pas celle des motivations de ce commentaire, mais comment se fait-il que dans un monde de passion comme le vin, un élément unique d’échanges et de convivialités, on n’ait que ce type d’éclairage bien morose ?

C’est vraiment tristounet ce commentaire !

Les seniors en image de ce billet : sûr qu’ils savaient, eux, partager, grogner, aimer, et boire en amitié !

Vins allemands

26 Comments

  1. Bonjour monsieur Mauss
    L’aveugle permettrait aux juniors d’apprécier le vin pour ce qu’il est et non pour ce qu’il représente.
    Si un réputé grand vin est mis sur la table étiquette découverte, je suis prêt à parier que pas un seul junior n’osera faire part de son sentiment réel sauf défaut flagrant de bouteille. Et peur-être même le feront ils en toute bonne foi.
    L’initiative est intéressante néanmoins. A noter tout de même que sur La Passion du Vin comme sur votre blog, on relève une écrasante majorité de juniors qui commente votre projet.
    Enfin, beaucoup de seniors seront ils prêts à mettre une « légende » sur la table sans être assurés d’une égalité d’apport de la part de gens qui ne se connaissent ni des lèvres, ni des dents.

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  2. Bonsoir Monsieur Gratioulet,

    D’abord merci de nous donner votre opinion.
    Vous savez que pendant 20 ans, je fus l’ardent défenseur du principe de l’aveugle lors des dégustations du Grand Jury Européen (GJE). Oui, il est nécessaire de donner une chance à tous les jus d’être comparés entre eux sans intervention de l’étiquette.
    Ceci dit, il est aussi patent pour tout le monde que dans 95 % des situations, le vin est bu à table avec la bouteille sur table. Donc oui, l’étiquette joue un rôle dans l’appréciation globale du vin mais toujours avec deux dimensions :
    – celle d’être hyper-exigeant avec le cru et de le sabrer s’il ne nous donne pas le minimum de plaisirs/émotions que l’on attend. Et nous sommes nombreux à agir ainsi.
    – celle d’être « petit bras » et de ne pas oser critiquer un nom mythique, préférant dire alors qu’on est dans un mauvais jour ou qu’il s’agit d’une mauvaise bouteille. Bref : des excuses bateaux.
    Mais pour une telle soirée, je ne pense pas que ni les seniors ni les juniors soient plus dans le second terme de cette alternative et bien plus seront sur le premier terme.
    Oui, j’ai déjà une belle liste de juniors qui attend mon questionnaire mais j’ai aussi quelques seniors qui apporteront de belles surprises et qui n’hésiteront pas à nous donner des joyaux et non les seconds couteaux de leurs caves.
    Maintenant, que certains seniors craignent d’être les seuls avec de super-topettes alors que d’autres apporteraient quelques mourants secondaires, ces seniors là ne vont pas s’inscrire à une telle soirée. Depuis 8 ans, à Villa d’Este, c’est le principe de notre premier dîner, celui du jeudi soir et croyez bien que les échanges se font de table en table, à mon grand dam’ car c’est un joyeux bordel tant on ne s’amuse pas à comparer ce qu’apporte l’un par rapport à ce qu’on apporte soi-même, mais bien plus à partager sans esprit mesquin de calcul.
    En fait oui : je crois que j’aurai là au Laurent des seniors de premier ordre, de grande qualité, d’autant plus que cela va quand même leur coûter bonbon et en vins et en sous eu égard à ce que je veux qu’ils paient pour les juniors et qu’il reste un solde sérieux pour les Restau du Coeur.

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  3. Bon : chacun aura compris mon côté irréductible qui est de voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide.
    Vais-je changer ce mode de pensée en fonction du futur Patron de la Vième ?

    va savoir, Charles ! … 🙂

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  4. Je n’ai pas compris pourquoi les excuses que vous mentionnez ont droit au qualificatif de bateau.
    A vrai dire, je pense que nous ne serons jamais d’accord sauf sur un point : les Vieux de la Vieille est un film immense et les Gabin, Noël-Noël et l’exceptionnel et malheureusement oublié Pierre Fresnay (qui se souvient du Défroqué ?) sont des acteurs irremplaçables, Fresnay à l’instar du Burgaud 91 ?

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  5. « Je n’ai pas compris pourquoi les excuses que vous mentionnez ont droit au qualificatif de bateau. »

    Tout simplement parce que, lors des réunions du GJE, en dégustation ou à table, même des pointures comme celles qui faisaient partie du GJE, sont capables, de temps en temps, d’excuser bien plus facilement un grand nom qu’un simple bourgeois ou village.

    Ceux qui ont lu le rapport de dégustation au Laurent où, le même jour, on a dégusté à l’aveugle puis ensuite avec le nom du vin devant soi, savent à quel point quelques noms célébrissimes ont pu gagner un nombre sensible de rangs… sans qu’on sache vraiment pourquoi si ce n’est, qu’à priori, c’étaient des vins lesquels, normalement, auraient dû être en tête. Bref : ce jour là, de belles excuses « bateau ».

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  6. Il suffit tout simplement de ne retenir que le premier commentaire ; ou alors quelque chose m’a échappé, ce qui n’est pas exclu pour un senior 🙂

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  7. Les Vieux de la Vieille : merci de vous souvenir de ce petit chef d’oeuvre avec ce moment super du ballon de foot qui arrive dans le garage à vélo des compères !
    Et quelle belle rébellion contre ces maisons-mourroirs pour vieux ! Déjà à l’époque !

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  8. Très sincèrement je crois qu’il est plus simple et moins « risqué » de faire découvrir ce cinéma qui n’existe plus aux juniors plutôt que des bouteilles de vin. De plus, le dilemme de l’aveugle ne se pose pas !

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  9. Plus simple, certes. Moins risqué : c’est sûr.
    Mais l’un n’empêche pas l’autre 🙂
    Croyez bien que le risque qui a été pris en 1996 pour créer le GJE a été bien plus important que ce projet d’inter-générations.
    Rien ne dit qu’on arrivera à bien monter ce projet pour novembre tant l’individualisme est devenu une sorte de norme et que les égoïsmes sont bien là.
    Mais en même temps – et chacun le sait – il y a dans tous les domaines des gens prêts à prendre des risques justement pour monter des projets. Dix échecs pour une réussite ? Warum nicht ? Faire quelque chose restera toujours plus intéressant que de rester assis.

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  10. Mine de rien, au sujet des films en N&B : vous devez connaître, Monsieur Gratioulet, « Un Grand Seigneur “les Bons Vivants” » avec un De Funes de première. Si vous ne connaissez point : il est dispo sur Amazon.
    Mais bon : ayons confiance aux nouvelles générations qui savent quand même apprécier « Les Tontons Flingueurs ».
    … du temps des grandes heures…

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  11. Le moins que l’on puisse, c’est que cette réponse est peu convaincante, à tous le moins mon commentaire semble avoir touché quelque chose qui dérange pour que vous vous soyez senti obligé d’en faire un billet de réponse.

    Admettons pour la candeur qui consiste à penser qu’un gentil donateur n’attends rien en raison de son âge (j’ai cru voir cité un nom connu des Lpviens dont la propension à aimer être au centre des débat pour valoriser sa personne, est plus que de notoriété publique).

    Admettons pour la candeur qui consiste à imaginer qu’aucun junior ne mettra sa langue dans sa poche face à des étiquettes qu’il pensait ne jamais boire, pour dire sa vérité sur ce qu’il goute, le vin n’est jamais un signe extérieur de richesse c’est bien connu, mais je veux bien imaginer que le tri sur le volet des meilleurs « juniors » permettra de se débarrasser de ce biais.

    Mais alors le coup du « Partons quand même du principe que, de temps en temps, on peut dire ce qu’on veut d’un vin sans faire systématiquement une génuflexion devant une étiquette de prestige. » est non seulement cocasse pour quelqu’un qui a passé ses heures sur son blog à expliquer en quoi seul l’aveugle ne pouvait être qu’un jugement sans biais, sans influence (ou presque), ce à quoi je souscrit pleinement, mais qui désormais nous explique en suspend qu’on peut très bien, en tant que junior, se débarrasser de ses préjugés, du contexte, mettre le plaisir en avant, ou que sais-je encore, pour apprécier pleinement ce moment de partage envisagé entre anciens et jeunes amateurs novices en grandes étiquettes.

    Mon cher François, pour info, les cercles Lpviens que vous citez et dont je fais parti, boivent tous les vins à l’aveugle (sans la rigueur certes du GJE), personne n’est prévenu de ce qu’il va boire, le partage n’y est pas organisé, protocolisé, chacun amenant ce qu’il imagine faire plaisir à l’autre, et naturellement le partage s’effectue entre les plus anciens et les plus jeunes, une sorte d’apprentissage naturel du partage sans codification ni obligation lié à l’âge, ce qui a permis à nombre de plus jeune de profiter des caves plus anciennes de beaucoup, quel que soit leur âge d’ailleurs.

    Mais je vous souhaite du plaisir dans ce projet, ma critique étant désintéressé, juste lucide face à certains biais du monde du vin, même si je n’ai aucun doute sur l’honnêteté du projet et la sincérité de son auteur.

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  12. Merci pour le dernier paragraphe et au sujet des « biais du monde du vin », chacun sait à quel point c’est là un thème de discussion sans fin.
    Je crois que mon explication à ce sujet dans ce billet et les commentaires qui ont suivi sont sans équivoque :
    – l’aveugle est une pratique qui permet de pouvoir comparer des crus sans le biais de l’étiquette et le GJE a été fondamentalement créé pour offrir à des crus de qualité mais sans aura historique la possibilité d’être comparés aux références de l’AOC ou du millésime, dans la même région. C’est donc un outil d’audit.
    – mais en dehors de Clubs où se pratique systématiquement l’aveugle, chacun sait aussi qu’un vin est destiné, dans son immense majorité, à être mis sur table pour un repas convivial où, fatalement, le rôle de l’étiquette est ± important selon la capacité des hôtes à ne pas lui donner une importance démesurée.

    Certes, ce n’est pas facile et je comprends très bien qu’on peut monter dans les tours et du coup avoir de gros doutes sur ce projet inter-générations. C’est de la candeur ? Soit : j’accepte cet a priori et ce sera à nous les participants, juniors comme seniors, d’apporter la preuve que ce jour là de novembre, ce sera autre chose.

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  13. « le rôle de l’étiquette est ± important selon la capacité des hôtes à ne pas lui donner une importance démesurée. »

    c’est ceci que je conteste, d’abord parce que c’est déjà très compliqué pour la majorité des dégustateurs chevronnés, alors que dire pour des « juniors » comme vous les nommez. Aucun être humain, même le plus blasé par les grandes étiquettes ne peut s’extraire de son cerveau et de son influence sur notre jugement gustatif (de façon négative ou positive d’ailleurs), le fait d’être à table accroit simplement la quantité de biais mais n’empêche aucunement une certaine utilité de l’aveugle et j’avoue que venant de vous qui en avez fait par le passé un cheval de bataille à mon sens justifié, j’ai trouvé et trouve cela étonnant.
    mais je vous souhaite le meilleur dans votre entreprise.

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  14. Je n’ai jamais dit que l’aveugle était inutile, c’est une évidence à qui sait ce qu’on a fait durant 20 ans au GJE.
    Mais en même temps, nier systématiquement l’histoire d’un cru, refuser ce que le temps nous a appris sur ce vin, que ce soit géant comme pour un Mouton 45 ou une Tâche 56 ou minus comme les loupés du millésime 1975, c’est nier une évidence.
    Cette évidence est que l’étiquette peut susciter des réactions à tout le moins sujettes à discussion.
    Une Swatch donne l’heure comme une Bréguet : faut-il en déduire que rien d’autre n’est à dire si ce n’est que ce sont deux montres qui donnent l’heure ? Point à la ligne ?
    L’expérience du GJE est nette à cet égard : dès qu’un grand nom n’apportait pas ce que l’on en attendait, les gros mots venaient vite alimenter le débat.
    Bref : je crois qu’un amateur passionné est parfaitement capable d’avoir un point de vue juste sur n’importe quel cru. Pas facile, je le concède volontiers.
    Mais il est quand même temps de ne plus avoir de points de vue systématiques de chapelles passées de mode et de ne jamais oublier qu’entre le noir et le blanc, il y a des tas de nuances de gris.

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  15. Je ne saisi pas en quoi déguster à l’aveugle à table empêcherait ensuite de dialoguer sur l’histoire du cru, voire de trouver des explications sur sa grandeur ou sa faiblesse (parfois ça arrange bien du monde d’ailleurs). quand on boit à l’aveugle, on finit toujours par lever les étiquettes donc où est le problème?

    Avoir un point de vue juste, surement cela arrive heureusement, mais un point de vue objectif avec l’étiquette sous les yeux, on peut y croire effectivement, ce n’est pas mon cas.

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  16. L’autre inconvénient de ce projet est le risque non négligeable de se retrouver à la même table que des mustélidés de grande taille (junior ou senior, en ce domaine le temps ne fait rien à l’affaire comme disait Georges) que tous les questionnaires du monde ne sauraient évincer.

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  17. Mustélidés : source Wikipedia :
    « Les Mustélidés (Mustelidae), du latin mustela signifiant belette, sont une famille de mammifères caniformes de l’ordre des Carnivora. Ce sont des prédateurs, de taille variée (de 20 cm à plus de 2 m), avec un corps allongé et des pattes courtes. Ils possèdent des glandes sécrétrices développées (de chaque côté de l’anus) qui peuvent dégager une odeur musquée en cas d’attaque. Divisée en plusieurs sous-familles, la famille des Mustélidés comprend 55 espèces réparties en une vingtaine de genres ; elle est proche de la famille des Méphitidés (mouffettes). »

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  18. D’abord, merci Monsieur Gratioulet de me faire découvrir une catégorie de prédateurs que je connaissais point.
    Que dans un population de 144 personnes, il y ait quelques individus qui n’auraient pas une place légitime – exemple à la Curie romaine – c’est quelque part le respect d’une loi universelle : celle de la courbe de gauss.
    Mais vous m’accorderez le fait qu’autant que faire se peut, je vais être vigilant sur la chose, comme je le suis sur les gens dont j’accepte l’inscription à Villa d’Este. Et chaque fois qu’il y a eu des zozos indésirables, c’est bien simple : ils ne sont plus invités les années suivantes. j’ai eu ainsi une douzaine de cas.
    Bref : on sera plus sur des épiphénomènes que sur une situation générale qui donnerait à cet événement un style, une ambiance qui ne serait point celle que je recherche.
    Je prends ce risque.
    Ce qui reste intéressant dans votre commentaire, parfaitement compréhensible, c’est qu’il rejoint d’autres commentaires de possibles seniors craignant un bougli-bougla pour cette soirée au Laurent.
    Bref : vous comme d’autres me donnez des arguments pour annuler la chose. J’ai connu cela à la création du GJE et du VDEWS. Mais il se trouve que j’ai un esprit particulièrement tordu qui, devant de tels commentaires, me pousse au contraire à réaliser mes projets.
    J’ai bien conscience que cela peut échouer, surtout dans le contexte général du pays. Ma foi, certains en feront des gorges chaudes, mais un échec de ce projet ne sera point une cause de suicide physique ou moral. A mon âge, on sait relativiser.
    🙂

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  19. Il n’empêche que l’aveugle ajouterait un aspect ludique susceptible d’aider à rompre la glace, car glace il y aura, et ajouterait une couche d’humilité, qui, dans le milieu des amateurs , ne peut pas faire de mal.

    Ce que je crains pour vous (crainte toute relative, nous sommes d’accord sur la futilité du sujet) est que si des fâcheux passent entre les mailles, leurs compagnons de table n’éprouveront peut-être pas l’envie de renouveler l’expérience.
    Concernant les mustélidés, je faisais surtout allusion à l’espèce la plus grande d’Europe appartenant à cette famille.

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  20. L’aveugle pour une telle soirée serait assez compliqué à mettre en place, et le but n’est pas tant un apprentissage mais simplement des échanges conviviaux.
    Bref : on va pas se le faire style « gros bras » du vin.
    Et comme disent nos politiques en ce moment : « il n’y a pas de risque zéro »… ce qui ne veut pas dire qu’il faudra prendre n’importe qui.
    Vous pouvez me faire confiance sur ce point 🙂

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  21. Il m’arrive, deux ou trois fois par an, de me permettre une certaine création de vocabulaire dont je laisse aux lecteurs la plus large possibilité d’interprétation.
    En l’occurrence, babinal est cette façon d’ânonner si sympathique dans les premiers âges de la vie.
    Mes relations pourtant très amicales avec le sieur d’Ormesson ne me permettent pas cependant de lui suggérer une intervention pour une mise en ligne dans leur dictionnaire du Quai Conti.
    Ainsi des « gnama-gnama » qui devront pourtant y être inclus tant cela exprime bien le côté souvent insipide des amuses-bouche dégoulinant de médiocrité.

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