Grappillages 2017 – 2

Un séjour parisien + deux journées ensoleillées = quelques promenades dans le Marais sans oublier de se sustenter auprès d’une Maison du quartier ayant le bon goût d’être recommandée aussi bien par le Pudlo que par le Guide Rouge.

Nous voilà donc à l’ENOTECA où on nous explique doctement la Rucola et ses différences avec la roquette, accompagnement royal de fines tranches de boeuf auxquelles participent une bel olio et quelques copeaux de parmesan.

On s’enquiert d’un Vermentino. On nous propose un sec de sec ou alors une variation subtile d’un cru penchant pour une légère richesse en finale. Le choix se fait sur cette description intéressante et oui, cette topette fut honorée en totalité :

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Totalement inconnue du Père Mauss : una bella sorpresa

Le soir, second passage à une adresse plus que sympa : Le Café des Abattoirs : http://www.cafedesabattoirs.com/

Pour qui souhaite se contenter d’une belle grillade au feu de sarments, voilà l’adress idéale dans le premier arrondissement de Paris. Pas de chichi, des gnama-gnama goûteux, de vrais verres à bon vin avec une carte venant de la Maison Mère, la Famille Rostang.

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Totalement bluffé par à la fois la force et la finesse de ce vin : comme quoi, à prix plus que correct, on peut faire de belles découvertes !

Ça tombe bien pour une transition parfaite, car le lendemain soir – hier donc – nous étions invités à une soirée « fin de saison » chez Alain Dutournier où était présent, parmi les 20 convives, Monsieur Rostang… dont j’ai connu le Père, du temps des grandes heures, à Sassenage… toute une époque…

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Belzébuth n’étant point convié à ces agapes pré-pascales, on dira que Le Très Haut y a reconnu tous les siens 🙂 et a généreusement donné sa bénédiction alors même qu’il grondait – autre temps, autres moeurs – le si gentil Curé de Cucugnan :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cur%C3%A9_de_Cucugnan

Quiconque connaît Alain Dutournier sait à quel point il reste profondément attaché à son sud-ouest d’origine, à ses plats simples et goûteux, ayant toujours un lien historique avec telle ou telle époque de l’histoire ou de l’année chrétienne telle qu’elle se vivait dans son village natal.

Pour les vins, c’est relativement simple chez lui : les plus grands noms, tel Yquem, fréquentent des cuvées cachées, quasi inconnues, sans prétention excessive, mais où l’on ressent l’âme d’un terroir et d’un vigneron. C’est dire qu’on fait des découvertes !

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Ce soir, ce fut vraiment « alla grande »

Mes lecteurs habituels ne s’étonneront point que, de loin, ma préférence fut l’Echézeaux 78 de Jean-Pierre Mugneret. Que voulez vous ! Quand vous avez ainsi, dans un abandon voluptueux, tout ce que vous attendez d’un grand cru de la Côte de Nuits, vous ne pouvez que dire « Amen ».

Le Haut-Brion 93 qui a suivi n’avait pas encore sa typicité de fumé qui est si singulière tandis que le Montrose 82 – un des crus préférés d’Alain Dutournier – était nettement marqué au nez par ce goût de cave qu’on trouve si souvent dans les vins de ce haut-médoc, comme à Sociando-Mallet. A titre perso, j’ai beaucoup aimé ce magnum.

Colombo, qui était présent avec son épouse, est maintenant à la tête d’une centaine d’hectares et son coeur est clairement sur l’AOC Cornas. On est là, dans le Rhône, avec quelques vignerons n’écoutant que leur terroir et se moquant allègrement des modes du moment. Pas question de renier la belle violence d’une typicité marquée en adoucissant tel ou tel caractère. Un vin de caractère.

Yquem 86 a été une conclusion idéale à ce dîner où nous fûmes royalement traités :

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Une melanosporum avec de gentils compagnons

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L’agneau pascal au cresson bénéficiant, simplement par ses arômes, d’une acceptation sans limite du mets par le Professeur David Khayat

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On ne dira jamais assez à quel point, certaines viandes ont un besoin fondamental de croustillant. Là, on a eu, et bien !L’ancien chef du Pressoir, Messieurs Vigato et Colombo : une assemblée de fins gourmets pour sûr !

Plus que belle soirée où furent conviées en finale du Brana, de la Verte et quelques puros pour amateurs.

Et à partir de lundi, les primeurs bordelais ! Robert Vifian qui a probablement la plus belle collection des vins de Pomerol, me confirme que La Conseillante 2016 sera un des top du millésime. Si on veut ajouter dans sa cave Ausone 2016 et autres gamins de la rive droite, va vraiment falloir jouer au Loto !

La vie est dure !

😉

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